L'aquarium




Rataplatir
dixit Blaise.




alaskah

Complice.





jeudi 21 août 2008

Il y a du silence qui court entre les lignes.


Les livres sifflent au grand vent et libèrent les personnages de Fred Vargas : des femmes parfaites et énigmatiques, des policiers médiocres où sylvestres, des empereurs de vingt-trois ans, ivres sur les pavés de Rome, des hommes défaits et très ennuyeux, et Richard Valence évidemment.
De temps à autres de la fumés, de l'alcool et des pensées en équilibres.
La suite ! si j'étais les enfants Malaussène.

Des jeux où je promène sur mes dépouilles de tissus les traces d'origine lointaine et hautaine.

Le rapport de stage qui s'écrit au compte goutte, avalé comme un mauvais médicament. Faire semblant de savoir donner la vie studieusement.

Mais surtout ce que je garde dans ma poche, ce que je cajole et que je nourris : le souvenir des folies qui glissent entre les lèvres.
La main toujours aux environs du nombril me confond avec un écureuil endormi. J'aime bien ça. Les yeux parcourant le plafond, je sens tout à coup la mer au fond de mon ventre. Je l'entend gronder contre une plage de sable doux. Le soleil est maussade et le goût du sel s'allonge sur mes papilles. Je sais qui je suis , je suis un coquillage. Ce sont les seuls à emprisonner les vagues.
Je suis un coquillage et toi tu es l'enfant.
Seul les enfants trouvent et ramassent les coquillages. Les trouve comme des trésors qu'ils collent à leurs oreilles, sans émettre de grandes théories ils croient sérieusement entendre l'écume frôler la rive.
Entends-tu la mer ?
La tête collée à ma poitrine, il écoute et il entend.
Même les mouettes.

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