J'écoute cette musique parfaite du bout des lèvres, du bout des doigts, du bout du cœur, en réalité j'effleure.
Sur l'écran il y a l'image du zèbre multicolore, taguée, repassée par le temps, le vent, les gens. Moi au dessus, pas au dedans. Je longe sur la pointe des pieds, je joue à chat perché.
Bonjour à qui comprend que je caresse en évitant le contact direct, sec, bref.
Et cette formule suspend les heures. J'étale mon souffle dans la pièce vide, il m'englobe et m'enferme dans le douillet, le soyeux, les plumes et le coton jusque dans les artères.
Suspendue, je suis bien.
Il reste qu'hier soir mes nerfs se crispent en dévisageant la réalité, le carnivore est docile, infantile, ridicule. La séduction s'efface. Je préfère dormir que jouer au docteur. Le jeu me porte à vif, je veux être mordu d'un désir qui ne minaude pas.
Attendre.
Pourtant encore la musique parfaite autour des draps, et la lumière qui couve, mais les mots, mais la vie dérape et m'écœure.
Je me barricade derrière mes paupières.
En espérant retrouver mes émotions sous le gravier qui pousse dans mon crâne. Et voir mourir les suppositions désastreuses ou l'odeur de lâcheté qui emplit mes poumons.
Sur l'écran il y a l'image du zèbre multicolore, taguée, repassée par le temps, le vent, les gens. Moi au dessus, pas au dedans. Je longe sur la pointe des pieds, je joue à chat perché.
Bonjour à qui comprend que je caresse en évitant le contact direct, sec, bref.
Et cette formule suspend les heures. J'étale mon souffle dans la pièce vide, il m'englobe et m'enferme dans le douillet, le soyeux, les plumes et le coton jusque dans les artères.
Suspendue, je suis bien.
Il reste qu'hier soir mes nerfs se crispent en dévisageant la réalité, le carnivore est docile, infantile, ridicule. La séduction s'efface. Je préfère dormir que jouer au docteur. Le jeu me porte à vif, je veux être mordu d'un désir qui ne minaude pas.
Attendre.
Pourtant encore la musique parfaite autour des draps, et la lumière qui couve, mais les mots, mais la vie dérape et m'écœure.
Je me barricade derrière mes paupières.
En espérant retrouver mes émotions sous le gravier qui pousse dans mon crâne. Et voir mourir les suppositions désastreuses ou l'odeur de lâcheté qui emplit mes poumons.
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